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Thématique générale : Anthropologie de la transformation de la ville  

Nous explorerons les enjeux d’une anthropologie de la ville en transformation où cette dernière n’est plus un simple cadre des interactions d’un groupe étudié, une scénographie, mais un processus matériel et symbolique où les espaces et les temps sont continuellement imaginés et projetés par les gens qui les habitent et par ceux qui les conçoivent. La mise en œuvre constante d’une approche interdisciplinaire devient alors une des nécessités scientifiques du laboratoire qui se traduit dans la construction d’outils conceptuels et méthodologiques (cartographies, chronotopies, ethnographies …) permettant d’appréhender la transformation dans l’articulation des échelles et des horizons spatiaux et temporels. Les processus matériels, qui transforment la ville, et les discours, qui participent à ses transformations, apparaissent tellement entrelacés qu’il devient nécessaire de les analyser conjointement pour en cueillir la complexité et les interdépendances. Dans cette anthropologie de la ville en transformation, trois temps et trois échelles d’analyse se croisent sans cesse : la ville héritée; la ville habitée, ou la ville du présent qui se fait et défait quotidiennement; et enfin la ville projetée, qui se confronte constamment avec son horizon futur. L’étude de la ville en train de se faire est ainsi menée à partir d’une lecture conjointe des pratiques et des représentations des habitants, de la ville héritée et de la ville en projet.

Programme de l’immersion

Le Laboratoire Architecture Anthropologie propose aux étudiants de DPEA d’expérimenter durant l’immersion, sur leurs objets de recherche, les outils de recherche qui sont normalement utilisées au sein de l’équipe. Le parti pris de cette formation est de travailler la théorie et la pratique ensemble afin de construire une expérience de recherche par la recherche qui puisse former de jeunes chercheurs.

Le programme de l’immersion LAA se structurera autour des groupes de séances dédiée aux outils de recherche (travailler le temps, la description, la cartographie, analogies&métaphores, ré-présenter la recherche, la constellation des acteurs) articulées entre théorie et pratique. 4 lectures communes scanderont aussi l’immersion.

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  1. Analogies et métaphores (coordination collective)
    Cette premiere séquence pose l’accent sur l’interêt que certains figures rhétoriques (tel que l’analogie, la métaphore, le paradoxe, etc.) peuvent avoir pour appréhender
    et interroger l’objet de notre recherche. Comment à partir des terrains des autres arrive-je à questionner le mien? Comment un livre apparement “à côté” de notre objet d’étude nous interroge-t’il ? Cette séquence sera un premier exercice de « décentrement» et de «dépaysement », et sera l’occasion de sonder ces écarts nécessaires à la construction d’un point de vue et d’un objet de recherche
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  2. Construire une constellation d’acteurs
    (coord. Alessia de Biase et Cristina Rossi)
    La ville en transformation sous l’angle des acteurs qui la projettent, la gouvernent, la vivent et/ou l’utilisent. Ces acteurs de la transformation peuvent être aussi bien des acteurs politiques, économiques, concepteurs, ou plus directement des pratiquants (habitants, associations…). Il  s’agira dans ce cours d’initier et d’expérimenter des outils pour comprendre et représenter ces jeux de positionnement et des discours que ces acteurs portent dans le processus de transformation de la ville.
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  3. Cartographier la transformation.
    (Coord. Alessia de Biase)
    Les travaux cartographiques récents mettent l’accent sur une représentation des territoires en mouvement. La carte dessinée d’antan à partir d’un point précis dans l’espace et le temps s’est dissoute  en un feuilleté de couches SIG, constamment mises à jour par une multitude de mains qui tentent  de placer le processus de représentation dans une dynamique. En tenant compte de ce contexte, ce cours dégagera au moyen d’exemples – méthodes de travail et  fabrication d’atlas urbains, territoriaux et paysagers – une réflexion sur la relation qui s’établit dans l’exercice cartographique entre l’outil de connaissance et l’outil de projet.
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  4. Travailler les temps de la transformation. Pour une archéologie du territoire
    (coord. Alice Sotgia et Alain Guez)
    Quels territoires sont dessinés, imaginés et édifiés par les différentes façons dont on peut articuler le passé avec le présent et le futur ? De quelle façon une conception de l’histoire comme d’un temps non linéaire ni évolutif, mais en perpétuelle transformation et déterminé par des dynamiques et des mécanismes de type interactionnel, nous amène à repenser la transformation d’un territoire ? Dans ce cours il s’agira de travailler la question du temps à l’œuvre dans le processus de transformation des territoires.
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  5. Ré-présenter la recherche
    (Coord. collective)
    Il s’agira dans cette séquence de preparer et construire le poster. Réfléchir à la façon de restituer les données de terrain fait pour nous partie intégrante de notre processus de recherche. Si la forme n’est jamais disjointe de son contenu, et si la théorie et l’empirie, ne constituent pas deux mondes séparés, alors il est pour nous nécessaire d’expérimenter concrètement des manières et des formes pour restituer une recherche. En ce sens, «représenter » une recherche, signifie littéralement chercher à la « rendre présente » aux autres afin qu’elle puisse être comprise. Il s’agit ainsi de problématiser nos propres instruments de restitution de travail afin de déployer son potentiel.
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  6. Décrire la transformation par le récit.
    (coord. Critina Rossi et Piero Zanini)
    Cette double séquence se propose d’initier à la description comme outil nécessaire pour appréhender la transformation urbaine et territoriale. Il s’agira, dans la première partie d’appuyer la pratique de la description en travaillant sur des textes soient-ils construits (articles et ouvrages) mais aussi « spontanés (entretiens). On se propose de comprendre comment travailler et produire un récit. Dans la deuxième partie, il est proposé d’explorer comment appréhender un territoire en transformation en prenant en considération la tension qui existe entre les « faits » et les « fictions ». Il s’agit de comprendre et d’analyser le rôle – non seulement symbolique – que jouent, aujourd’hui comme dans le passé, les images et les imaginaires dans notre manière de penser un territoire et d’y intervenir, de regarder et représenter un paysage. L’objectif pédagogique est de rendre sensibles aux écarts qui existent entre la manière dont nous imaginons le monde et la manière dont nous le vivons et le racontons, individuellement ou collectivement.
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  7. Workshop de recherche:
    Chaque année le LAA (chercheurs avec les étudiants DPEA) entreprennent ensemble une semaine de travail sur le terrain en répondant à une petite « commande » de recherche d’une communauté territoriale qui exprime des enjeux de la complexité contemporaine à différents registres et échelles. Ce moment de travail collectif se veut comme une expérience concrète du « faire recherche » au Laboratoire  et il est aussi un moment de réflexion sur les outils et à la manière de les utiliser.
2-11 mai 2013 Verona Italie

2013 – Vérone Italie

6-13 juin - Rome Italie

2014 – Rome Italie

24 avril - 2 mai 2015 Mezzocorona, Italie

2015 Mezzocorona-Italiex

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La Construction d’une petite bibliothèque du LAA est en ligne

Pour mieux identifier les membres du LAA, prendre connaissance de recherches en cours ou récemment menées au LAA ainsi que des publications auxquelles elles ont donné lieu, consulter : http://www.laa.archi.fr/