Si#1 : Territoires en projet – enjeux éthiques et scientifiques

Vendredi 30 novembre 2018

Lieu : > Salle des Conférences du Département de recherche ENSA Paris la Villette
118 avenue Jean Jaurès, Paris 19e

Après-midi (14h30 – 18h) :

Territoires en projet – enjeux éthiques et scientifiques

(coordination Olivier Jeudy & Yann Nussaume, AMP)

Philippe Nys : « Qu’est-ce qu’un sol ? »

De manière structurelle, voire archétypale, le retour au sol,  le retour du sol est structuré tout autant qu’il structure ou aimante, de manière profonde, la question anthropologique de savoir non pas tant ou seulement ce que serait cette créature appelée homme mais aussi et plus encore, ce que fait cette créature, comment elle habite ses milieux, et en tout cas jusqu’à présent, un corps parmi les corps célestes, appelé Terre ou Gaïa.

Philippe Nys / Double formation en philologie romane et en philosophie avec une thèse sur l’herméneutique des lieux de l’habiter (1994). Membre de l’équipe de recherche AMP (Architecture Milieu Paysage) de l’École d’architecture de Paris La Villette. Professeur émérite de l’Université de Paris 8. Professeur invité au Japon, (Kyoto, 2000) et à Meiji University (Tokyo, 2001), en Colombie, Université Nacional à Bogota, départements de théorie de l’architecture et d’urbanisme (septembre/octobre 2018).    Il a publié en co-direction plusieurs ouvrages collectifs sur l’architecture, le jardin et l’art du lieu. S’est attaché aussi à la réédition en français du texte de Joachim Ritter, Paysage, fonction de l’esthétique dans la société moderne (1997). Quatre de ses ouvrages sont actuellement en cours de finalisation : « Vers un Atlas des bords », « Mapping », « Mesure et démesure de Paris, I et II » (lauréat du programme de recherche « Paris 2030 »), et sur « le pittoresque aujourd’hui ».

Jean-Jacques Terrin : « Coproduction d’une vision partagée du territoire »

Pour évoluer dans le sens d’une meilleure qualité de vie, les villes moyennes sont dans la nécessité de mettre en œuvre de nouveaux modes d’action. Elles doivent se redéfinir par rapport à leurs trajectoires historiques, revaloriser leurs patrimoines matériels et immatériels, réévaluer leurs capacités de production à partir de leurs ressources propres, dynamiser le débat public autour de principes d’aménagement soutenable, et pour cela mobiliser les capacités créatives de leurs populations. Accomplie avec le soutien de l’Institut CDC pour la Recherche, l’étude de Jean-Jacques Terrin « Pour une nouvelle gouvernance des villes moyennes ; coproduire une vision partagée du territoire » propose une démarche pour mobiliser les forces vives d’un territoire, les aider à favoriser une dynamique de coproduction et à faire émerger une vision partagée de leur avenir. Cette méthode questionne la culture actuelle de l’investissement, trop souvent fondée sur l’offre financière d’opérateurs privés et sur des ingénieries parfois éloignées des besoins réels. Elle privilégie aussi, avant toute action, la mise en œuvre de diagnostics approfondis, basés sur des connaissances locales du territoire.

Jean-Jacques Terrin / architecte, docteur en architecture, professeur émérite à l’école d’architecture de Versailles, chercheur dans plusieurs laboratoires de recherche urbaine en France, au Canada et en Albanie. Ses recherches et ses publications sont orientées sur l’évolution des processus de conception et sur les stratégies de l’innovation. Il a récemment entrepris plusieurs études pour le PUCA et pour l’Institut CDC pour la Recherche sur les enjeux urbains contemporains, notamment dans les villes moyennes. Ses activités dans le cadre de projets européens (IPCity, URBACT, POPSU Europe) lui assurent une bonne connaissance des enjeux et des modes de fabrication de la ville européenne.

Luis Lopez : « La frontera. Un laboratoire de notre avenir »

Luis Lopez / sociologue, maître assistant à l’ENSA Paris La Villette, membre de l’unité de recherche AMP (Architecture Milieu Paysage), chercheur associé à la MSH. Il travaille à cheval entre l’Amérique Latine et la France. Ses sujets de recherche sont : l’expérience de la violence extrême, la dimension visuelle de la vie publique et les rapports conflictuels entre art et ville.

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